En 2005, Pandemic Studios bousculait le paysage vidéoludique naissant des bacs à sable en monde ouvert avec une proposition aussi impertinente que rafraîchissante, Destroy All Humans!. À une époque où le genre commençait à se codifier à travers des titres axés soit sur le banditisme avec la licence GTA, soit sur les Beat’em Up avec God of War, les développeurs prenaient le contre-pied total des récits héroïques traditionnels en proposant d’incarner l’envahisseur plutôt que le défenseur de l’humanité. Après un premier remake signé Black Forest Games et THQ Nordic au début des années 2020, puis un portage techniquement laborieux sur la première Nintendo Switch en 2021, le titre s’offre une nouvelle chance de briller sur la Nintendo Switch 2. Cette mouture une nouvelle fois polishée promet de préserver l’irrévérence de l’œuvre d’origine tout en tirant parti d’un bond technique. Reste à savoir si cette itération parviendra à transcender son âge pour une expérience techniquement convaincante.
L’intrigue de Destroy All Humans! nous plonge en pleine Guerre froide, au cœur d’une Amérique des années 1950 ultra-stéréotypée, caractérisée par ses barrières, sa paranoïa face au « péril rouge » et sa confiance aveugle dans des dirigeants corrompus.
Vous incarnez Cryptosporidium-137 (alias Crypto), un clone extraterrestre de la race guerrière des Furons. La mission de Crypto est double et cruciale : il doit retrouver la trace de son prédécesseur, Crypto-136, dont la navette a été abattue par un missile e...
[Courte citation de 8% de l'article original]